Que se passe-t-il dans cette maladie ?
Dans une cellule souche de la moelle osseuse, une modification génétique survient au cours de la vie. Les cellules sanguines issues de cette cellule n'ont pas certaines protéines protectrices à leur surface. Une partie du système immunitaire, c'est-à-dire le complément, détruit ces cellules. De plus, la moelle osseuse ne peut souvent pas fabriquer assez de cellules sanguines.
Quels symptômes peuvent apparaître ?
La maladie peut survenir à tout âge ; elle est le plus souvent découverte chez le jeune adulte. Les symptômes varient beaucoup d'une personne à l'autre. Une infection ou la fatigue peuvent déclencher des crises.
- Fatigue, faiblesse et pâleur (fréquent)
- Urines foncées, souvent le matin
- Essoufflement et battements de cœur rapides
- Caillots dans les vaisseaux, surtout dans ceux du ventre (parfois)
- Douleurs au ventre et difficulté à avaler
- Infections fréquentes et saignements faciles (si la moelle osseuse est faible)
Comment pose-t-on le diagnostic ?
On fait des analyses de sang qui montrent la destruction des globules rouges. Le principal test diagnostique est une analyse de sang appelée cytométrie en flux. Ce test compte les cellules sanguines auxquelles il manque les protéines de surface.
Traitement et prise en charge
Il existe des traitements autorisés spécifiques à cette maladie. Ces traitements bloquent le système du complément et diminuent la destruction des cellules. Avant ces traitements, une vaccination contre la méningite est nécessaire. Des transfusions sanguines, un traitement anticoagulant et des apports de fer et d'acide folique peuvent aussi être utilisés. La seule solution durable est la greffe de moelle osseuse ; elle est envisagée dans les cas sévères. C'est le médecin qui suit la maladie qui décide du traitement adapté.
Pour la famille : hérédité et conseil génétique
L'HPN (hémoglobinurie paroxystique nocturne) n'est pas héréditaire. La modification génétique survient au cours de la vie, seulement dans certaines cellules de la moelle osseuse. Elle ne se transmet donc pas aux enfants. Dans une forme inflammatoire très rare, une prédisposition héréditaire joue un rôle. Dans ce cas, un conseil génétique peut être utile.