Que se passe-t-il dans cette maladie ?
Normalement, le système immunitaire protège le corps contre les microbes. Dans le lupus, il attaque par erreur les propres tissus du corps. Cette attaque provoque une inflammation. La peau, les articulations, les reins, le cœur, les poumons, le système nerveux et les cellules sanguines peuvent être touchés. La maladie évolue par poussées et périodes calmes.
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Les symptômes varient beaucoup d'une personne à l'autre. Ils peuvent aller et venir.
- Douleurs et gonflement des articulations (fréquent)
- Fatigue intense, fièvre, perte de poids
- Rougeur en forme de papillon sur les joues et le nez (chez environ la moitié) ; elle augmente au soleil
- Sensibilité au soleil, chute des cheveux
- Plaies dans la bouche et le nez
- Atteinte des reins (chez environ un tiers)
- Douleur dans la poitrine en respirant profondément
- Anémie, baisse des cellules sanguines
Comment pose-t-on le diagnostic ?
Le médecin pose des questions sur les symptômes et examine la personne. Les analyses de sang recherchent certains auto-anticorps. Le test ANA est positif chez presque tous les malades, mais ce test seul ne suffit pas pour poser le diagnostic. On fait une analyse d'urine, une numération sanguine et, si nécessaire, une biopsie du rein.
Traitement et prise en charge
Le but est de contrôler les symptômes et de protéger les organes. Le traitement est choisi selon l'activité de la maladie et les organes touchés. On utilise des médicaments qui diminuent l'inflammation et freinent le système immunitaire. Il existe aussi des médicaments biologiques autorisés pour le lupus. Se protéger du soleil, garder ses vaccins à jour et arrêter de fumer sont importants. La santé du cœur et des os est aussi surveillée régulièrement. C'est le médecin qui suit la maladie qui décide du traitement adapté.
Pour la famille : hérédité et conseil génétique
Le lupus n'est le plus souvent pas une maladie transmise directement. Certaines différences génétiques peuvent augmenter le risque. La maladie est un peu plus fréquente dans certaines familles. Une forme très rare se transmet sur un mode récessif. Les femmes qui envisagent une grossesse doivent d'abord en parler à leur médecin. Si plusieurs personnes sont malades dans la famille, un conseil génétique peut être utile.