Que se passe-t-il dans cette maladie ?
Dans le poumon, des cellules anormales qui ressemblent à du muscle lisse se multiplient. On les appelle cellules LAM. Ces cellules forment dans le poumon des kystes remplis d'air. Les vaisseaux lymphatiques et les reins peuvent aussi être touchés. La maladie commence souvent vers 30 ans.
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Les symptômes varient d'une personne à l'autre.
- Essoufflement à l'effort (le plus fréquent)
- Toux, douleur dans la poitrine, parfois crachats avec du sang
- Affaissements répétés du poumon, c'est-à-dire pneumothorax (chez environ la moitié)
- Accumulation d'un liquide laiteux entre les feuillets de la plèvre (parfois)
- Tumeur bénigne du rein, c'est-à-dire angiomyolipome
- Douleur au flanc ou sang dans les urines
Comment pose-t-on le diagnostic ?
Le scanner des poumons en coupes fines montre les kystes typiques. On mesure dans le sang une substance appelée VEGF-D. Si le scanner et ce test concordent, une biopsie n'est souvent pas nécessaire. Les tests respiratoires servent au suivi.
Traitement et prise en charge
Il existe un médicament autorisé spécifique à la LAM (lymphangioléiomyomatose). Ce médicament peut ralentir la perte de la fonction pulmonaire. En cas d'affaissement du poumon, on pose un drain thoracique et on fait des gestes qui évitent qu'il se reproduise. Si nécessaire, on utilise l'oxygène, les vaccins et la réhabilitation respiratoire. Il est conseillé d'éviter les médicaments contenant des œstrogènes. Dans les cas sévères, une greffe des poumons peut être envisagée. C'est le médecin qui suit la maladie qui décide du traitement adapté.
Pour la famille : hérédité et conseil génétique
La LAM isolée n'est pas héréditaire. La modification génétique survient spontanément au cours de la vie. La LAM peut aussi être associée à une maladie héréditaire appelée sclérose tubéreuse de Bourneville. Dans ce cas, la transmission est dominante. Le conseil génétique aide à faire cette distinction.