Que se passe-t-il dans cette maladie ?
Dans le syndrome de West, le bébé a de brèves contractions appelées spasmes infantiles. Elles commencent le plus souvent entre 4 et 8 mois. L'EEG montre des ondes cérébrales désordonnées et irrégulières. Chez beaucoup de bébés, le développement ralentit ou régresse. Chez la plupart des enfants, une cause est trouvée ; la plus fréquente est la sclérose tubéreuse de Bourneville.
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Les spasmes peuvent facilement être pris pour des coliques ou des mouvements normaux.
- Flexion vers l'avant ou raidissement brusque pendant quelques secondes
- Contractions qui arrivent en série, souvent au réveil
- Légères secousses des épaules ou des yeux
- Agitation, troubles du sommeil et de l'alimentation
- Moins d'intérêt pour le jeu et moins de réactions
- Perte d'acquis ou retard de développement (chez la plupart)
Comment pose-t-on le diagnostic ?
Pour le diagnostic, on enregistre un EEG pendant le sommeil. Une IRM est réalisée pour voir la structure du cerveau. Pour trouver la cause, des analyses de sang, d'urine et des tests génétiques peuvent être demandés. Il est important de ne pas retarder le diagnostic et le traitement.
Traitement et prise en charge
Le but du traitement est d'arrêter rapidement les spasmes. Un traitement hormonal ou par cortisone et un médicament antiépileptique sont les premiers choix. Les médicaments arrêtent les spasmes chez environ 7 enfants sur 10. Le régime cétogène et d'autres antiépileptiques peuvent aussi être essayés. S'il existe une anomalie de structure dans le cerveau, une opération peut aider. Un traitement précoce aide à limiter les effets sur le développement. C'est le médecin qui suit la maladie qui décide du traitement adapté.
Pour la famille : hérédité et conseil génétique
La transmission dépend de la cause sous-jacente. Si la cause est une sclérose tubéreuse de Bourneville, le risque de transmission est de 1 sur 2 à chaque grossesse. Certaines modifications génétiques se transmettent par le chromosome X. Elles touchent surtout les garçons. Les causes comme le manque d'oxygène à la naissance ou une infection ne sont pas héréditaires. Le conseil génétique aide la famille à comprendre son risque.