Que se passe-t-il dans cette maladie ?
Les nerfs situés en dehors du cerveau et de la moelle épinière, c'est-à-dire les nerfs périphériques, sont abîmés. Ces nerfs transmettent les ordres aux muscles et portent au cerveau des sensations comme le toucher. Dans la maladie, la gaine du nerf ou la fibre nerveuse est altérée. Comme les nerfs les plus longs sont touchés en premier, les symptômes commencent aux pieds.
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Les symptômes commencent souvent entre 5 et 15 ans. La gravité varie beaucoup d'une personne à l'autre.
- Pied creux, pied plat ou orteils en marteau
- Impossibilité de relever la pointe du pied, c'est-à-dire pied tombant
- Trébuchements fréquents et entorses de la cheville
- Fonte des muscles du bas des jambes, mollets minces
- Engourdissement des pieds et des jambes, moindre perception du chaud et du froid
- Plus tard, faiblesse des mains ; difficulté à boutonner un vêtement
- Douleur nerveuse à type de brûlure ou d'élancement (parfois)
Comment pose-t-on le diagnostic ?
Le médecin examine la force musculaire, les réflexes et la sensibilité. Les tests de conduction nerveuse aident à distinguer la forme de la maladie. Pour la plupart des formes, un test génétique peut être fait.
Traitement et prise en charge
Il n'existe pas encore de traitement autorisé propre à la maladie ; les recherches se poursuivent. La kinésithérapie et une activité physique adaptée aident à préserver la force musculaire. L'ergothérapie facilite les tâches quotidiennes. Les orthèses, les chaussures spéciales et les aides à la marche facilitent la marche. En cas de déformation des pieds, une opération peut être nécessaire. Les zones où la sensibilité est diminuée sont protégées contre les blessures. C'est le médecin qui suit la maladie qui décide du traitement adapté.
Pour la famille : hérédité et conseil génétique
Le mode de transmission dépend de la forme. Les formes les plus fréquentes se transmettent sur un mode dominant ; pour chaque enfant d'un parent malade, le risque est de 1 sur 2. Certaines formes se transmettent sur un mode récessif ; pour un couple porteur, le risque d'avoir un enfant malade est de 1 sur 4 à chaque grossesse. Dans la forme liée à l'X, les hommes sont généralement plus gravement touchés. Dans environ 10 pour cent des cas, la modification ne vient pas de la famille. Le conseil génétique aide à comprendre le risque dans la famille.