Que se passe-t-il dans cette maladie ?
Le déficit en TK2 est une maladie héréditaire qui touche les mitochondries, les centrales énergétiques des cellules. Le gène TK2 aide à protéger l'ADN propre des mitochondries. Quand ce gène ne fonctionne pas, les muscles ne peuvent pas produire assez d'énergie. Les muscles s'affaiblissent alors progressivement.
Quels symptômes peuvent apparaître ?
Les symptômes commencent le plus souvent pendant la petite enfance ou au début de l'enfance. La gravité et la vitesse d'évolution varient beaucoup d'une personne à l'autre. La forme à début précoce évolue plus vite et peut raccourcir l'espérance de vie. L'intelligence n'est généralement pas touchée.
- Faiblesse et mollesse musculaires qui s'aggravent (fréquent)
- Perte de la capacité à s'asseoir, à marcher, à manger ou à parler (fréquent)
- Affaiblissement des muscles respiratoires (fréquent ; un appareil d'aide respiratoire peut devenir nécessaire avec le temps)
- Chute de la paupière (parfois)
- Difficulté à avaler et à parler (parfois)
- Perte d'audition ou crises d'épilepsie (parfois)
Comment pose-t-on le diagnostic ?
On pense au diagnostic devant une faiblesse musculaire et une perte des acquisitions. On peut prélever un petit morceau de muscle (biopsie musculaire) pour examiner l'ADN des mitochondries. Le diagnostic est confirmé par un test génétique qui montre deux modifications du gène TK2.
Traitement et prise en charge
La prise en charge est assurée par une équipe de différents spécialistes. En Europe et aux États-Unis, il existe aussi un traitement médicamenteux spécifique autorisé pour cette maladie. La kinésithérapie aide à préserver la fonction des muscles et à prévenir les raideurs des articulations. En cas de difficulté à s'alimenter, une sonde d'alimentation peut être utilisée. Pour la respiration, on propose une kinésithérapie respiratoire et, si nécessaire, une assistance respiratoire. C'est le médecin qui suit la maladie qui décide du traitement adapté.
Pour la famille : hérédité et conseil génétique
La maladie se transmet sur un mode récessif. Le père et la mère sont généralement des porteurs sans symptômes. À chaque grossesse, le risque que le bébé soit atteint est de 25 pour cent ; le conseil génétique est recommandé.